L’état économique actuel du pays

Globalement, l’état actuel de l’économie islandaise est positif. La croissance du PIB très importante a permis à l’Islande de rattraper son PIB avant crise durant l’année 2010. En 2011, les spécialistes expliquent que l’Islande est sortie de la récession. La majorité des indicateurs sont au vert. La croissance du PIB est haute, soutenue par une croissance importante du tourisme et des exportations. Les budgets du gouvernement sont dorénavant positifs. L’Islande est parvenue à rembourser en avance le prêt que lui avait accordé le FMI.

Avec le recul, on se rend compte que les mesures prises conjointement avec le FMI ont été positives, l’austérité n’a pas trop marqué le pays et n’a pas empêché le retour de la croissance. Cela a permis une importante reprise de la consommation et des investissements qui ont redynamisé le pays sinistré. La très grande majorité des économistes ont, une fois n’est pas coutume, félicité le FMI pour sa gestion de la crise.

Le travail effectué sur la réduction des dettes des ménages et des entreprises a été fructueux. De nombreuses dettes ont été effacées ou tout du moins diminuées. L’Etat a aidé certains ménages à rembourser leur crédit. Des économistes pensent  qu’ainsi les remises de dettes ont permis de sauvegarder une très grande majorité des 80 % d’entreprises islandaises en situation de surendettement. Le Fond Monétaire international est lui aussi très satisfait des réformes entreprises par le gouvernement islandais, qualifiant les résultats de « progrès impressionnant ». Le FMI considère que l’Islande est désormais sur la bonne voie pour stabiliser la valeur de sa monnaie  et que l’inflation est en passe d’être réduite.

Seule ombre au tableau, les aides aux entreprises et aux ménages ainsi que diverses autres mesures ont obligé l’Etat islandais à profondément creuser son déficit public, mais à ce jour, on peut considérer qu’il est en passe d’être réduit.

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Production du groupe (Données : Trading Economics)

De 2007 à 2014, la dette publique islandaise passe de 28,5 % du PIB à 86,4 % du PIB soit une hausse de 57,4 points de pourcentage. Cette hausse est toutefois irrégulière. On observe tout d’abord une hausse très importante, puis une hausse plus mesurée. Enfin on observe une légère baisse.

Trois périodes sont observables :

De 2007 à 2008, la dette publique islandaise passe de 28,5 % à 70,5 % soit une hausse de 42 points de pourcentage durant la période. La dette publique a été multipliée par 3 durant la période.

Vient ensuite une période de hausse, bien que moins élevé que la précédente, elle reste importante. En effet, de 2008 à 2011, la dette publique passe de 70,5 % du PIB à 101 % du PIB, soit une hausse de 30,5 % du PIB sur cette période de quatre ans.

Enfin, de 2011 à 2014, la dette publique islandaise passe de 101 % à 86,4 % du PIB, soit une diminution de 14,6 points de pourcentage durant ces quatre ans.

On observe un lien de causalité entre l’évolution de la dette publique et l’évolution de la croissance du PIB (lien tableau croissance PIB islandais situé plus haut). En effet, les variations de la dette publique varient selon la taille du PIB. Pour une même dette publique, si le PIB diminue alors la proportion de dette publique augmente et inversement.

Autre raison de cette hausse de la dette, le budget 2009  était déficitaire, en accord avec le FMI, le but était d’aider les entreprises et de protéger en partie les citoyens. Cela a permis de préserver la relance économique. La rigueur budgétaire fut appliquée par la suite. La dette diminue tant par la hausse du PIB que par les budgets maintenant positif, ce qui permet de rembourser peu à peu la dette.

 

Grâce à son amélioration économique, l’Islande peut de nouveau emprunter sur le marché, action qui lui était refusée depuis la crise, à cause de sa situation financière.

La nouvelle coalition de droite a levé, en partie, le contrôle des flux de capitaux ; toutefois, il sera nécessaire de payer 39 % de taxe pour les sortir du pays. Cette taxe est mise en place, car le gouvernement a peur d’une fuite des capitaux, qui provoquerait une nouvelle crise économique. L’Islande est très dépendante des capitaux étrangers avec près de 8,4 milliards d’actifs venant de l’étranger qui sont présent dans l’économie islandaise.

On peut en conclure, que bien qu’encore fragile, la reprise islandaise est palpable et le rétablissement tout à fait visible.

Voici une vidéo présentant l’analyse du président islandais à Davos en 2015 sur la manière dont l’Islande est sortie de crise. Il considère que le fait de laisser les banques faire faillite était une des meilleures solutions pour relancer l’économie. Il considère que l’Islande s’en sort mieux que ces voisins européens puisque l’Islande semble être sortie de crise de manière définitive.

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