Conclusion de la Grèce

Alexis Tsipras n’est pas au bout de ses peines. Ainsi la Grèce en est arrivée à une situation où sa dette a atteint 322 milliards d’euros, soit 175% du PIB et ce, malgré des négociations en 2012. Au total, c’est environ 400 milliards d’euros de dettes qui ont été cumulées.

Tsipras doit maintenant s’atteler aux mesures qu’il s’est engagé à prendre dans le cadre de ce dernier plan d’aide. Si le gouvernement grec donne satisfaction sur les réformes demandées par l’Europe et le FMI, alors une renégociation de la dette, demandée en vain par Alexis Tsipras depuis janvier dernier, pourrait être réexaminée malgré l’opposition des Allemands. On voit donc que, tant sur le plan économique que politique, la crise grecque va avoir des développements importants dans les mois à venir et que rien à ce stade n’est fondamentalement réglé. Le futur reste donc très indéterminé. La population finira-t-elle par se révolter à nouveau contre ces mesures d’austérité ? Ces mesures feront-elles plonger la Grèce dans une nouvelle récession ? La corruption inhérente au système grec sera-t-elle éradiquée ? Si tous ces risques se matérialisaient à nouveau, alors il est très probable qu’une nouvelle crise, probablement plus sérieuse, pourrait survenir à nouveau courant 2016.