Le système politique grec

Le régime est de nature République parlementaire, depuis la constitution de 1975. Le poids de l’Église orthodoxe est très important, puisqu’il n’y a pas de séparation entre l’Église et l’État et que 98% de la population grecque est de religion orthodoxe. Le pouvoir exécutif est assuré par le Président de la République, en ce moment Prokopis Pavlopoulos, qui est élu pour un mandat de 5 ans à la majorité des deux tiers du parlement. Ce pouvoir est aussi assuré par le chef du gouvernement, c’est-à-dire le premier ministre, actuellement Alexis Tsipras, qui est issu de la majorité parlementaire de Syriza. Aujourd’hui, le Président de la République a un rôle purement représentatif et n’a par conséquent aucun pouvoir politique. La politique étrangère est assurée par le gouvernement. Le pouvoir législatif est assuré par le Parlement Monocaméral, le « Vouli Ton Ellinon » (Chambre des Grecs en français), et les élections législatives ont lieu tous les quatre ans. Le président du Parlement se nomme Nikos Voutsis.

 

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Données:
http://fr.euronews.com/2015/01/26/grece-composition-du-nouveau-parlement/

Composé de 300 membres, le Parlement grec est majoritairement occupé par le groupe Syriza avec 149 sièges, soit 49,6% du parlement. En fait, Syriza s’est alliée à un petit parti de droite nationaliste qui dispose d’une dizaine de sièges et permet de former une courte majorité. Le deuxième parti politique est « Nouvelle Démocratie » possédant 76 sièges, soit 73 de moins que Syriza. À eux deux, ils forment les 3/4 du parlement, le reste étant occupé par 5 partis minoritaires, notamment l’Aube Dorée et le PASOK.

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La Grèce est membre de l’OTAN (Organisation du Traité Atlantique Nord) depuis 1952 et fait partie de l’Union Européenne depuis 1981. Lors de la création de la Zone Euro entre 1999 et 2002, la Grèce était candidate à l’entrée et les grands pays Européens ont trouvé symboliquement intéressant que ce pays fondateur de l’histoire Européenne, depuis plus de 2000 ans, en fasse partie. Personne, ni aucun pays, n’a été très regardant sur l’état de son économie, qui était pourtant très en retard par rapport aux autres pays de la Zone. Une fois entrée, la Grèce a pu emprunter à des taux très bas, protégée par la prospérité de l’ensemble de la Zone. Elle l’a fait avec discrétion, bénéficiant de la complaisance tant de la BCE (Banque Centrale Européenne), que des gouvernements des grands pays et des banques privées. La Grèce a en particulier organisé les Jeux Olympiques de 2004 qui ont englouti 13 milliards d’euros. Avec cet argent facile, le PIB par habitant a augmenté considérablement, passant de 12 500 euros/hab en 1999 à 22 000 euros/hab en 2012, soit 1,76 fois plus. Sur la période, le salaire des fonctionnaires a augmenté de 70% et le nombre d’emplois de la fonction publique de 30% ! Ceci a pu donner l’illusion d’une forte croissance, faisant de la Grèce une sorte de « Dragon Européen ». Ce n’était pourtant qu’une illusion car cette croissance ne concernait en rien une production de richesse, mais n’était qu’une augmentation de revenus fondée sur le déficit. La Grèce a plongé dans la crise lors de l’explosion en 2008 du déficit public. En 2009, la dette publique était de 125 % du PIB ; elle s’élève d’après Eurostat à 158 % du PIB en 2011, ce qui peut se traduire par une augmentation de 33 points de pourcentage depuis 2009.Cette crise a donc révélé la dette accumulée discrètement et le caractère artificiel de la croissance. Par conséquent, la BCE, les Chefs de gouvernements des autres pays (de la Zone) et leurs ministres des finances, ainsi que le FMI (Fond Monétaire International) ont exigé de la Grèce la mise en place d’une mesure d’austérité.

Croissance économique de la Grèce (2003-2013)

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https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_la_Gr%C3%A8ce

À partir de la crise de 2008, la croissance économique de la Grèce a diminué. Entre 2008 et 2009, la Grèce est passée de 3,7% de croissance économique a -2%, soit un écart de 5,7 points de pourcentage. Et cette récession a continué à s’accélérer puisqu’elle a atteint en 2011 -6,8% de croissance économique, avant de diminuer plus lentement entre 2011 et 2013 de 3,1%.